Trés
répandu il y a moins d'un siècle dans tout le Massif Central,
où il était utilisé pour les travaux de la ferme,
le transport et la production mulassière, le cheval d'Auvergne
a commencé à disparaître, comme nombre d'autres
races, avec la mécanisation.
La race avait comme principaux secteurs d’implantation le Nord
de l’Aveyron ( Espallion , Laguiole ), le Nord Est de la Lozère
(Nasbinals, Aumont-Aubrac où il portait le nom d'Aumontois ou
de Lozerot ), le Cantal ( Trizac, où on le dénommait Cantalou
ou Cantalien ), l’Est de la Haute Loire et jusqu’en limite
de l’Ardéche ( Mezenc et Plateau du Coiron où l'on
parlait de Cheval du Mezenc, Coiron ou ragot du Béage).
Anciennement animal de travail, au service de la ruralité, il
a conservé malgré les croisements intervenus, un caractère
rustique et une grande polyvalence dans les aptitudes, ce qui en fait
aujourd’hui un cheval de loisir qui convient tout aussi bien à
l’attelage qu’à l’Equitation classique ou d’extérieur,
au TREC ou à la randonnée.
Les effectifs en France à l’heure actuelle sont de 140
animaux, dont 8 étalons, répartis sur l’ensemble
du Massif Central. Compte tenu de ce chiffre, c’est une race menacée,
et l’Association pour
la Sauvegarde et la Relance du Cheval d'Auvergne travaille à
sa conservation depuis 1997.